Nous reviendrons à Porto.
gravir les escaliers qui mènent à la Vertu,
assister à l’ultime ensevelissement de Coïmbre,
nous flânerons sur les chemins du nord,
dans l’odeur des citronniers en fleurs,
nous vérifierons mille adages,
l’obscure beauté des femmes portugaises;
à Batalha nous irons méditer
sur les chapelles inachevées
à Alcobaça nous rendrons
hommage à Bernard de Clairvaux.
Surtout,
nous reviendrons à Porto,
la ville aux camélias,
le regard perdu dans l’enchevêtrement savant
des maisons de Ribeira,
d’où, tard dans la nuit,
montent des mélopées qui vous déchirent l’âme.
Nous traverserons le Douro pour aller respirer l’écorce d’orange, le rancio, la cannelle, le gingembre, la griotte, les fruits noirs écrasés, le café grillé dans les chais de Vila Nova de Gaia.
On dit parfois du Minho
qu’il ressemble au Léthé
le franchissant, on reste prisonnier d’une douceur de vie qui nous éloigne du monde.
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Daniel Musy dit | C'est avec Jacques Perrin et quelques membres du CAVE que nous découvrîmes en 1994 Porto, la vallée du Douro, la Quinta de Bonfim, celle du Vesuvio où fut tourné Val Abraham de Manoel de Oliveira. Depuis le goût des nectars scotto-portugais s'impose avec les Stilton... |
Jacques Perrin dit | Et oui, Daniel, ce voyage est resté gravé dans la mémoire de tous les participants ; ça ne nous rajeunit pas mais la passion est intacte et le Douro est aussi beau. C'est le moment d'y retourner ! |
mauss dit | Et j'interdis à quiconque qui irait en voiture de ne pas s'arrêter, sur sa route partie espagnole, à côté de Valladolid à Vega Sicilia et chez Peter Sissek (Pingus). |
Jacques Perrin dit | Je vois François que la suite espagnole a été musicalement réussie. Peux-tu nous en dire plus sur la verticale : combien de millésimes ? quel prix ? et surtout : où ? Vite, vite, l'adresse ! |




























