Le riesling, grand cépage du XXIe siècle.
Markus del Monego est, comme on disait autrefois, un monsieur dans le monde du vin.
Meilleur sommelier du monde et, depuis peu, master of wine, davantage que par ses titres et ses diplômes, il brille surtout par son approche vraie, presque humble, respectueuse, des vins et de la culture dans laquelle ils s’inscrivent.
Ecoutez-le parler de ce fabuleux riesling du Kloster Eberbach. Il y a quelque chose de cistercien dans sa prise de parole, dans la mesure et le souffle qui le traversent. Comme une méditation ou, plutôt, un recueillement. Rien de hâbleur, aucune arrogance dans le savoir, ni mise en scène stéréotypée, on est ici aux antipodes de la sommellerie infatuée d’elle-même, pédante, qu’il nous arrive hélas parfois de croiser sur les routes de France et de Navarre.
Dans le concert des cépages blancs les plus connus, le riesling occupe une place à part. Derrière les inamovibles chardonnay et sauvignon, plus faciles d’accès, il est un peu en retrait, fait sécession…
Au palais de nombreux œnophiles, le riesling est le cépage qui émergera ces prochaines années. Doté d’une capacité rare de capter les nuances de son terroir, ciselé, vertical, le riesling est un merveilleux compagnon de table et, lors de notre récent périple nippon nous avons maintes fois regretté son absence.
Nous sommes nombreux à aimer dans ce cépage son tranchant, la lumière et l’énergie qu’il projette en nous, sa précision dans la forme et cet art infini des nuances, entre le fruit et le minéral.

Est-ce l’influence du riesling ? On terminera sur une note frivole, moins grave, quoique… Comment en effet évoquer la ville de Mainz sans rappeler ces vers d’Aragon, magnifiquement mis en musique par Léo Ferré :
Ses cheveux tombaient sur ses hanches
Et la semaine et le dimanche
Elle ouvrait à tous ses bras nus
Elle avait des yeux de faïence
Elle travaillait avec vaillance
Pour un artilleur de Mayence
Qui n'en est jamais revenu.
Et leurs baisers au loin les suivent.
Louis Aragon, Est-ce ainsi que les hommes vivent
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L'astrolabe dit | Les amoureux fervents et les savants austères |
fredi torres dit | hola Jacques, une fois de plus, je ne peux que te dire bravo. |
yves dit | le grand cépage cher à M MAUSS: je viens de boire un Hermitage blanc qui ne me laissera aucun souvenir imaginez les riesling extraordinaire que j'aurais pu déguster pour le même prix! |
Jacques Perrin dit | Ce que tu ne dis pas Fredi, c'est que tu te trouves dans le Priorat, région où, planté en altitude, le riesling (sur schistes !)pourrait donner des merveilles mais bon ça pourquoi ça n'est pas encore fait ? J'y serai pour un week-end de dégustations des vins du Priorat où il va y avoir de l'ambiance. Des nouvelles bientôt sur ce blog... |
fredi torres dit | c'est juste, tout comme la petite arvine. je suis a la recherche depuis trois ans de la parcelle ideale pour recevoir ces cépages. nous y travaillons et je t'en reparlerai plus longuement ce week-end qui sera...............................hot et riche en feromones car samedi soir il y a le fameux bal des Brettanomyces dans ma cave. Alvaro et René jr se chargent de mettre l'ambiance pour ces dames, mon dieu |




























