Restaurant Régis et Jacques Marcon, St-Bonnet-le-Froid, les cimes célestes.
Je ne dirai que du bien de ce restaurant. Pas de dithyrambe ou d’éloge flatteur mais le bonheur vrai et sophistiqué de se trouver là, sur les hauteurs de St-Bonnet-le-Froid et de découvrir la nouvelle réalisation de la famille Marcon, le restaurant Régis et Jacques Marcon.
Car Régis est mon ami depuis plus de vingt ans et j’ai connu Jacques, son fils, lorsqu’il était encore enfant et gambadait dans l’Auberge des Cimes première version, celle des origines et d’une ascension fabuleuse.
Imaginez ceci, un coin de terre et de silence, un modeste village perché à 1135 m d’altitude, entre Velay et Vivarais. Un vaste plateau, situé sur la ligne de partage des eaux entre la Méditerranée et l’Atlantique et qui fait face à un paysage miraculeux, des forêts à perte de vue, la houle accueillante des conifères et des feuillus les pins Douglas, les mélèzes, les hêtres, les bouleaux, les érables, toute une nature sereine et secrète à la fois. A découvrir lors de longue balades à pied ou à vélo. Ou alors, comme nous l'avons esquissé dimanche, vous pouvez partir du Puy en Velay (voir photo à la fin de l'article) pour rallier Conques : c'est la première étape du pèlerinage de St-Jacques de Compostelle !
Il me tardait également de savourer à nouveau la cuisine de Jacques et de Régis car le temps est parfois est voleur d’amitié et je n’avais pas eu l’occasion d’y revenir depuis quelques années.

Mousserons (tricholome de la St-Georges) et Sablé céréales aux légumes croquants


En guise de transition, Régis et Jacques Marcon servent astucieusement, avant de passer au plat principal un Thé de champignon infusé à la feuille de tanaisie, une quintessence sylvestre qui esquisse un pas de danse entre deux plats.
Les vins
Chablis La Forest 2001, Dauvissat
Chablis Les Clos 2001, Dauvissat
Domaine de Montcalmès 2004, Coteaux du Languedoc
Crozes-Hermitage 2005, Les Trois Chênes, Emmanuel Darnaud
Cornas 2003, Thierry Allemand
L’adresse Restaurant Régis et Jacques Marcon – 43290 Saint-Bonnet-le-Froid
t. 04 71 59 93 72 – f. 04 71 59 93 40
contact@regismarcon.fr
www.regismarcon.fr
Demain la suite dont une extraordinaire séquence vidéo live dans les cuisines sur le Homard aux lentilles vertes du Puy !
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mauss dit | 5 vins : vous étiez au moins deux ? |
Michel Grisard dit | Quelle chance tu as, Jacques, d'être passé dans ce lieux magique au milieux de nulle part. Sur cette colline, avec une très belle bâtisse de granit, un bâtiment moderne, arrivé du Canada ou de Norvège, fait de lames de bois peint, avec de grandes verrières, comme un champignon poussé à deux pas, haut dessus du village. |
Jacques Perrin dit | 5 vins le premier jour. Le lendemain, après le début du pèlerinage, on s'est un peu calmés mais il est vrai qu'on en avait perdu quelque-un(e)s en route ! Cela dit, cet endroit est unique. Michel, tu le décris parfaitement. Il n'y a que quelques restaurants en France qui puissent offrir un tel dépaysement et une telle sérénité. C'est donc une adresse collector. Au même titre que Bras ou Roellinger. |
yves dit | ainsi donc nous avons en commun d'avoir fréquenté les routes de l'Aubrac et leur brouillard à l'automne dans les années 80 pour aller découvrir ce que Christian Millau avait découvert et goûter la tarte aux cèpes. Je peux au moins dire, alors que nous étions 4 clients en salle, que Michel Bras est venu lui-même personnellement s'inquiéter d'une épaule de lapin à la peau de lait et truffes du pays (avec aligot) restée trop longtemps sous la rampe et la remplacer. suivait un balbutiant coulant au chocolat. |
Jacques Perrin dit | Encore un effort, Yves, creusons chacun dans nos souvenirs et nous finirons par deviner peut-être que nous avons dîné, un soir à Laguiole, à des tables voisines ! Nous étions alors jeunes, intrépides, et pas sérieux du tout ! |
yves dit | Donc le 26 septembre 1982 en tendant la salière, il eût fallu que je me m'exclamasse "PERRIN, I suppose?!" (je laisse à M MAUSS le soin d'assurer la correction de fautes éventuelles). Pour 83, 84, 85 j'ai oublié les dates. |
Christophe dit | Cher Monsieur Perrin, |
mauss dit | Perrin : |
Jacques Perrin dit | Christophe : vous avez une sacrée intuition ! Par le plus grand des hasards, j'ai retrouvé à St-Bonnet-le-Froid les physiciens intrépides Chabloz et Vuilleumier, grands amateurs de vins que je salue au passage : ils faisaient étape là après avoir écumé, à vélo, tous les cols les plus terribles (Izoard, Tourmalet, Galibier and co) du tour de France. Un sacré souvenir ! |




























