L'ami de John Harlin : Dieu est-il un auteur anonyme ?
J’avais prévu de vous en parler aujourd’hui...
Dans son livre, l’auteur mentionne une histoire que j’ai écrite il y a plusieurs années, Conversations dans l’Eigerwand.
Dans la terrible paroi nord de l’Eiger, nous suivons la progression d'une cordée qui, le soir, au bivouac, se livre à un étrange rituel : la dégustation d’un château Margaux, hommage indirect au grand alpiniste John Harlin, disparu dans cette face.

Le ciel arbore une mine des mauvais jours et il y a encore beaucoup de neige en altitude, soit : j’aviserai plus haut…
De toute façon nulle âme dans les parages à qui demander mon chemin, ni promeneur, ni haruspice.

Je m’apprête à quitter ce frileux, à tenter un baroud d’honneur lorsque j’entends une autre chanson avec une pointe d’accent anglo-saxon que je n’avais pas perçue initialement :
– Je n’avais pas l’intention d’aller de ce côté mais, si vous le souhaitez, nous pouvons tenter le coup et y aller ensemble !

La conversation roule sur la montagne, sa beauté, des dangers, les plaisirs de l’escalade, le trophée des Muverans, son couloir glauque qui remonte le Pacheu, le miroir d’Argentine…
Arrêt bref pour se désaltérer et scruter le ciel avec son manteau épais de nuages. Une buse nous survole. Nous continuons à parler de montagne ; soudain, cette évocation, ce souvenir, étrange et douloureux, dont l’écho se perd dans le silence…
– Je suis arrivé en Suisse pour enseigner à l’école internationale de Leysin. J’ai fait plusieurs courses avec John Harlin. Je devais d’ailleurs faire partie de l’équipe de logistique lors de la tentative qui lui coûté la vie à l’Eiger en 1966.
Le hasard, ce dieu farceur, a mis sur mon chemin, Niggel, un des amis de John Harlin au moment même où je suis en train de retravailler le texte, assez prémonitoire, que je lui avais consacré !

Ambiance montagne sauvage avec une très belle perspective sur les Diablerets, Argentine, Grand Muveran et région du Chablais.
Au retour, arrêt obligatoire à l’Auberge du Pont de Nant où, David Favre, un ancien de Roland Pierroz propose une cuisine originale à des prix d’une grande aménité. Petite carte des vins sympa (Devayes, P.A. Meylan, Hortus, Gauby, etc.).

Auberge du Plan de Nant
1888 Les Plans-sur-Bex
Téléphone 024/498.14.95
Fax 024/498 34 90
e-mail : info@pont-de-nant.ch
Cet article a été commenté 6 fois | Ajouter un commentaire | Revenir en haut | Aller en bas
mauss dit | Voilà un sourire perrinien qui mérite un 10/10. |
lory dit | Quelle belle journée dans la nature...la montagne donne tellement de force! |
Alfredo dit | A lire, peut-être : Eiger, la dernière course par Joe Simpson |
Hélène et les garçons dit | Il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous ! ! ! |
Michel grisard dit | Heureux de te voir reprendre la route des cimes, Jacques. |
Joseline Waechter dit | Apparemment, c'est Einstein qui avait dit cette phrase, décidément le plagiat se retrouve partout. Cette dame aurait dû citer sa source, ça n'aurait enlevé à son livre. |




























