Jura for ever !
On ne va pas refaire l’histoire : la Sequanie, Pline le Jeune, l’ancienneté du vignoble et tout l'équipage...
– ah oui ! il a vraiment le goût de Jaune, celui-là…


De toute façon pour produire de tels vins, il faut vivre dans cette durée. Imaginons cette fiction : un jeune vigneron réussit à faire l’acquisition d’une parcelle vierge située sur l’AOC Château-Chalon (89 ha au total). Il plante sa vigne, effectue ses premières vendanges. Le décret d’appellation l’autorise, si la vendange satisfait aux conditions fixées par ce dernier (rendement, degré minimal, etc) à revendiquer l’appellation Château-Chalon dès la deuxième année. Mais notre vigneron a d’autres ambitions et préfère attendre encore quelques années. Viendra ensuite la période de l’élevage sous voile (6 ans et 3 mois minimum). Dans le meilleur des cas, il ne pourra commercialiser sa première bouteille de Château-Chalon avant une bonne dizaine d’années…


Nous goûtons le Château-Chalon 2000 (toujours aussi sublime, quasi perfection), le Château-Chalon 1999, élancé et légèrement miellé, d’une remarquable profondeur également, le Château-Chalon 1987, plus réservé, avec moins de noblesse, « minéral » se prononce Jean Macle qui semble crainte que cette « minéralité » n’augmente à l’avenir sur ce vin. On poursuit sur un très joli Château-Chalon 1982, très délié dans sa texture, généreux, assagi, mais avec moins d’extrait sec que les meilleurs. Puis cet autre vin sublime : le Château-Chalon 1983, fruits secs, épices orientales, grandes notes ambrées, carbonifère, cédrat confit, agrumes. On revient plus près de nous avec le Château-Chalon 1988 sur des notes de créosote, livèche, curry doux et noix et un corps sphérique, presque accompli.
On termine ce voyage initiatique avec le Château-Chalon 1976. Grand millésime, grande garde. Le vin a somptueusement évolué. Notes finement miellées, pain d’épices. Grande texture dans un style opulent, généreux et une finale qui demeure parfaitement tranchée malgré sa richesse de constitution.
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Laurentg dit | Asperge au thé, bouillon Yunnan d'or |
Alfredo dit | Jean Macle, l'homme au collier de barbe |
Laurent dit | Vous semblez avoir définitivement troqué votre stylo contre un Power book en toutes situations ... |
Fredi dit | Tant que personne ne lui renverse du vin dessus !! |
Jacques Perrin répond | Et oui ! Très pratique le Mac dans les caves (enfin, ça dépend où...) : les notes de dégustation sont tout de suite utiiisables mais ça peut être dangereux si quelqu'un le confond avec un crachoir (ça m'est déjà arrivé à Bordeaux !). |
Donzelle dit | ( ... La truffe, la truffe. Ils n'ont que ce mot à la bouche. Rien ne vaut la "tête de nègre"(les goûts et les couleurs)). |
Donzelle dit | Toujours un plaisir de parcourir ce blog très enrichissant. |
Nicolas Herbin dit | Rencontré - hier au salon des vins de Loire - Marc Olivier, du domaine de la Pépière, en Muscadet : une sorte de chêne barbu façon « force tranquille » qui ne ferait pas pale figure à coté de J. Puffeney. |
Daniel Musy dit | Le Château-Chalon 99 dégusté à la percée 2007 reste un grand souvenir. |
Laurentg dit | Nicolas, |
Nicolas Herbin dit | Laurent, si tu me lisais plus souvent tu "saurais" pour les vins de Michel Brégeon. Goûte son 93 ou son 96, tu m'en diras des nouvelles, ça "meursaulte" sévère. |
Laurentg dit | Nicolas, |
Jacques Perrin répond | Bonjour à toi Daniel qui hante l'Espagne ! Le Château-Chalon 1990 est remarquable également, avec un peu moins d'éthanal, quoiqu'un tout petit cran (mais très léger) au-dessous du 2000, franchement sublime. |
Laurentg dit | Nicolas, |
Jacques Perrin répond | Ah oui, Laurent ? Et elles sont dispensées où ces leçons de "maniement des âmes" ? En taxi parisien ? J'ai connu cela du vivant de Lacan. Les deux Jacques (lui et moi) fûmes d'ailleurs associés dans un article paru dans le Monde. Mais Lacan, même s'il adorait les grands restaurants, ne prisait guère les vins du Jura ou le Muscadet. On peut le dire aujourd'hui car il y a prescription : il préférait largement la "petite eau". Allez savoir pourquoi ! |
Laurentg dit | Jacques, |
Alfredo dit | Laurentg, |
Nicolas Herbin dit | Laurent, laisse Jérôme P. où il est, il y est bien, dans son jus, il baigne… |
Jacques Perrin répond | J'aime bien Sylviane Agacinski (Mme Jospin à la ville). Altérité, identité, étrangeté, énigme... Mais pourquoi le drame des sexes ? Comment était la conférence ? A-t-elle parlé de Deleuze dont elle fut l'élève lorsqu'il enseignait à Lyon ? |
Armand dit | Jacques, dirait-on de Jospin qu'il est le Monsieur Agacinsky à la ville? Pourquoi le dire? Cela n'apportes rien. |
Jacques Perrin répond | Oh là Armand, une mouche invisible t'aurait-elle piqué ? Qu'est-ce qui provoque cet agacement ? Et pourquoi ne le dirait-t-on pas, ça serait même très drôle ? Comme si on se mettait à parler de Madame Carla Sarkozy ? Sauf qu'à choisir entre les deux, je préfère infiniment la brillante Sylviane et si je souligne le lien, c'est parce que pense que la contribution théorétique de S.A. à la pensée de son mari a été sans doute très importante. |
Laurentg dit | Jacques, |
Armand dit | Oh rien, juste un peu de lassitude qu'on dise qu'elle est Mme Jospin, alors qu'elle est quand même beaucoup plus intéressante que son mari. |
Jacques Perrin répond | Laurent, toujours cette question de la lucidité. Impasse de l'amour ? Voire... Réécoutez Walk On the U2. Une des plus belles chansons. |
Laurentg dit | Léoville-Poyferré bu 5 fois en 2 ans à 17/20, voilà ce que j'appelle être lucide, Jacques ... |
Jacques Perrin répond | C'est exactement mon avis, Armand... Un phare contre un falot... |
Laurentg dit | www.youtube.com/watch?v=9... |
Heeter dit | |
Laurentg dit | Oui, Heeter |
Laurent dit | Un phare et un falot dans un couple c'est déjà pas si mal, voyez chez Hollande/Royal, que des falots, ... |
Laurentg dit | Laurent, |
Jacques Perrin répond | Décidément la lucidité, Laurent... à quelle enseigne va-t-elle se loger ? A Poyferré désormais ? Est-elle dans la note ? La constance ? L'itérabilité des sensations ? Et pourquoi faudrait-il tomber en amour. Rêvons d'un monde où l'on puisse dire : s'envoler en amour. C'est possible, si, si... |
Laurentg dit | Et oui, mais l'expression a la peau dure, précisément ... |
Donzelle dit | En parlant de Sylvianne JOSPIN..: "Le sexe est ce qu'il y a de plus profond dans l'homme... euh, dans la femme". |
Laurentg dit | "Le sexe, c'est ce qu'il y a de profond chez l'homme et la femme", plus précisément, Donzelle ! |
Marie Ahm dit | Laurentg; sorry for my late reply...The Spanish translation of the tasting is so and so :0) You get the meaning out of it (with a little bit of creative thinking :0) which I believe is the most important, right? |
Laurentg dit | Merci, Marie |
Lalau Hervé dit | A propos des problèmes d'étanchéité du clavier du mac sous l'agression du breuvage de Bacchus (dont coût, pour moi, 1100 euros, suite à un jet d'Amarone, à Vérone), je signale l'existence d'un couvre clavier en silicone, qui répond au doux nom de skin, et qui protège ma nouvelle "bête". |






























