Bordeaux 2008, jour 7 : Rive gauche, Rive droite. Accentuation des paysages.
C’est en Rive gauche, dans les brumes cotonneuses des Landes que commence la septième journée. Du côté de Léognan. Au château Olivier, que je finis par dénicher, après quelques erratiques tours de pistes. Dégustation des Pessac-Léognan rouges et blancs. Tiens, je l’avoue : c’est la première fois que j’ai autant de plaisir à déguster les blancs de cette appellations. Fraîcheur, maturité, caractère cristallin. Certains vins, même, sont émouvants.
Et, par-dessus, tout, le soleil qui rejoint la partie, juste au moment de prendre l’apéritif et de goûter aux spirituelles bouchées apéritives de Juliette Cuisine.
Un moment de calme et d’amitié au milieu de ce tourbillon.

Tout évaluer ! « Comme si vous visitiez un musée et que vous compariez Le Greco à Vélasquez… »
Oui, mais qui a dit cela ?

Soirée en compagnie de quelques journalistes au Canon La Gaffelière. Jalonnée de quelques vins dégustés à l’aveugle : Château d’Aiguilhe 2001 très fin, tout en fraîcheur, il a complètement intégré son bois et se distingue par jeunesse. Superbe accord gourmand avec une Joue de veau exécutée dans les règles de l’art.
Clos de l’Oratoire 2000 il est sur les épices, le tabac, les notes balsamiques, dense et serré. Très bon.
Canon La Gaffelière 2001 quelle trame, quelle qualité de tannins. Superbe longueur avec une dimension séveuse. Une des très belles réussites du millésime
La Mondotte 1999 une autre réussite significative du millésime. Grand nez, complexe, graphite, épices, truffe. Encore beaucoup de jeunesse dans l’expression. Confirmation au palais. Fraîcheur superbe et finale de grande envergure aux nobles tannins réglisses. Dégusté il y a deux ans, le vin demeure égal à lui-même et a encore un magnifique potentiel.
Canon La Gaffelière 1950 le père de Stefan von Neipperg a acheté Canon La Gaffelière en 1973. Ce millésime a donc été vinifié par les précédents propriétaires. Un vin assagi par le temps. Difficile de lui donner un âge exact, aveugle que nous sommes. Notes de bois brûlé, de santal, d’épices douces. Le corps est souple, fondu.
Guiraud 2001 somptueux éclat aromatique, notes de fruits confits, de safran, de miel. Une façon de ponctuer en beauté le dernier vin dégusté de cette longue série.

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Laurentg dit | Efcharisto |
Nicolas Herbin dit | Gouté lors des primeurs 2005, la sélection de vignes préphylloxériques de Trottevieille avait été un très grand moment de dégustation. Dans mes notes de l'époque, la plénitude et profondeur du fruit avaient réveillé le souvenir de quelques rares grands pinots burgonds. Mais je ne l'ai pas recroisé en bouteille. |
Mauss dit | Et cette cuisine grecque : émotionnante ? |
Armand dit | La cuisine, je ne sais pas (enfin c'est pas tout à fait vrai). mais comme je viens de lire le billet sur le blog de Pierre Assouline pour le 40eme anniversaire de Z : |
Paul dit | Ah, ces préphylloxériques, quelques rares mais très beaux souvenirs ... Ce supplément de finesse certes mais aussi un supplément d'âme qui devrait leur éviter toute dégustation à l'aveugle. |
Antoineg dit | Une reeur s'est glissee dans cette breve, en effet le chateau olivier et plus generalement l'AOC Pessac Leognan+ la foret des Landes se situent en rive gauche !!!! pas d'erreur possible pourtant Mr Perrin, la semaine des primeurs est definitevent trop longue... amicalement |
Patrick Pointes dit | Bonjour, |
Juliette dit | Bonjour, je suis la Juliette de vos spirituelles bouchées dégustées au château Olivier. Ravie qu'elles vous aient laissées autant de bons souvenirs. N'hésitez pas à visiter mon site et à bientôt dans le bordelais. |
Juliette dit | Au fait, c'est ici : bonne visite ! |
Jacques Perrin répond | Bienvenue Juliette ! Je vois que vous n'êtes pas que spirituelle. En plus, vous êtes toute mignonne ! |



























