Ephèse, ville multiple, merveille du monde.
Disparue ! Ensevelie sous les sédiments du temps et du passé.
Cette splendeur était une des plus importantes cités grecques d’Asie Mineure…
Voici Ephèse, la ville aux cinq visages, au temple d’Artémis décrit dans l’Antiquité comme une des sept Merveilles du monde. Ephèse, aussi, une des sept Eglises de l’Apocalypse où Jean l’Evangéliste vint finir sa vie. Marie aussi, la mère du Christ.
Car il y a cinq Ephèse. Comme un puzzle éclaté sur la côte ouest de la Turquie actuelle, non loin de Kusadasi, l’île aux oiseaux.
Celle que nous visitons aujourd’hui, sous une pluie battante, est la troisième.

Au fil des siècles, les sédiments charriés par le Caystre comblent la baie. La mer se retire. Les infrastructures portuaires sont déplacées plus à l’ouest.


Economie libidinale : la science et le sexe.
Le site antique d’Ephèse est ensablé et des pans entiers du noyau originel disparaissent. Les sables et les sédiments recouvrent la ville. Ephèse la visible se confond désormais avec les quelques ruines visibles qui rappellent avec ironie sa gloire passée.
Dès le XVe siècle, les premiers voyageurs se rendent sur le site, cherchant à retrouver la ville antique. En 1675, Jacob Spon, visite les ruines, explore hâtivement la Grotte des Sept Dormants, craint de « s’y endormir pour un siècle ou deux. »

Juste à côté, le chemin d’un autre savoir, celui des péripatéticiennes, qui ont inventé l'idée de marque... Ou comment passer du logos, de la science, au logo, empreinte de pas gravée dans le marbre.

Est-ce cette inspiration qui fera, quelques siècles plus tard, se lamenter Mallarmé :
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Armand dit | Nous y revoilà, le lien entre Ephèse et Alexandrie est refait par Jacques (voir un de tes billets précedents: blog.cavesa.ch/index.php/... où tu citais Michel Serres: |
Laurentg dit |




























