Mauss dit | Rester grand toute une vie : pas facile, hein ?
Cela me rappelle les livres qui ont pu nous bouleverser et qu'on n'ose plus rouvrir de peur d'être déçu.
Nostalgie de lectures adolescentes ?
En tout cas, Grand Jacques, tu as trouvé de superbes photos. Samedi 18 Avril 2009, 10:57 GMT+2 | Retour au début |
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Nicolas Herbin dit | »on aurait dit en le buvant – le Bandol – que c’était la lumière du soleil qu’on avait emprisonné dans ce vin. ».
=> il n'aurait pas piqué cette allusion au grand Frédo Dard (que j'aime de tout mon coeur) qui disait en parlant de l'Yquem : "de la lumière bue" ?
Au fait Jacques, je confirme, les fromages de chez Michelin sont sensass' !
 Samedi 18 Avril 2009, 17:17 GMT+2 | Retour au début |
Jacques Perrin répond | Prémices ou prémisses, that's the question... A votre choix, Laurent !
PREMICES
B. −Au fig.
1. Littér. Début, commencement. Je ne sais trop pourquoi on veut voir dans l'automne les prémices de l'anéantissement; pour moi, il me semble qu'alors la vie me donne à signer un nouveau bail (Green, Journal, 1940, p.20).
2. Première manifestation, premier résultat d'un processus, d'un phénomène.
3. Avoir les prémices de (littér.). Avoir la primeur de. [Santeul] passe par la place Maubert, et les harengères du lieu, qui le connaissent et qui aiment à l'attaquer, ont quelquefois les prémices de la pièce de vers du matin (Sainte-Beuve, Caus. lundi, t.12, 1855, p.28).
www.cnrtl.fr/definition/p...
PREMISSES
A. −LOG. Chacune des deux propositions, majeure et mineure, d'un syllogisme, d'un raisonnement. Le syllogisme est un raisonnement composé de deux prémisses et d'une conclusion (J.-J. Ampère, Corresp., 1818, p.154). Le Rapport motif-décision est plus vaste que le rapport de prémisses à conséquence dans un raisonnement pratique (Ricoeur, Philos. volonté, 1949, p.68).
B. −Proposition, affirmation entrant dans une démonstration dont on tire une conclusion. Dans un grand nombre d'affections nerveuses, dans les hystéries, les névroses d'angoisse, les névroses obsessionnelles, nos prémisses se montrent justes (Freud, Int Samedi 18 Avril 2009, 19:57 GMT+2 | Retour au début |
Yves dit | Mettez nous le lien de simon le Mexicain que l'on rigole...et quand je pense qu'on lui trouve du talent. allez lire son papier sur un restaurant l'aubergade: c'est pathétique. le jour où je le croiserai, il faudra qu'il court vite! Samedi 18 Avril 2009, 22:17 GMT+2 | Retour au début |
| Yves,
J'ai connu un fiasco à l'Aubergade par un beau mois de Juillet ...
Le propos est dans son livre : "pique assiettte".
Mais votre propos me va très bien !
Jacques,
fr.wikipedia.org/wiki/Pr%...
Les prémices sont, chez les Hébreux, les premiers produits d'une terre ou d'un arbre et les animaux premiers-nés, qui étaient consacrés à Dieu et destinés aux lévites, aux orphelins ou aux veuves. Dans l' Antiquité, c'était les premiers fruits de la terre et du bétail offert à la divinité. Dimanche 19 Avril 2009, 18:07 GMT+2 | Retour au début |
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Yves dit | www.gastromondiale.com/
message cruel sur la jeune gastronomie espagnole: Adria devant et les clones tous derrière tous derrière et lui devant...., ça me rappelle Malraux qui disait que nos constructions modernes ne feraient pas de belles ruines, et sa cuisine à Adria elle laissera quoi??,..... et le Simon qui en faisait des crises d'énurésie tellement il était content d'y avoir manger!!! Dimanche 19 Avril 2009, 21:41 GMT+2 | Retour au début |
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Jacques Perrin répond | On aura compris que François Simon ne prise guère les petites salves apéritives, les préliminaires gourmands. Il préfère entrer directement dans le vif du sujet. C'est un choix. Le sien. Cela dit, chez Passédat. Lui et moi, à des époques différentes, nous n'avons pas vu exactement le même film. Comme je doute que le paysage et le contenu des assiettes aient changé à ce point, pourquoi ai-je tant aimé ce lieu, un 30 décembre. Il faudrait que je demande à celle qui m'accompagnait... Dimanche 19 Avril 2009, 22:25 GMT+2 | Retour au début |
Donzelle dit | |
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Pascal Henry dit | Moi pour un repas chez Trama,avec l'addition j'en fais un chez Toursel et l'autre chez Biasolo!et pourtant j'aime beaucoup le coté impertinent de la cuisine de Michel Trama mais je n'aime pas payer les folies décoratrices d'un gout douteux de leur demeure.L'assiette oui les rideaux un peu moins! Lundi 20 Avril 2009, 16:15 GMT+2 | Retour au début |
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Pascal Henry dit | |
Pascal Henry dit | |
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Pascal Henry dit | Ce cher Gérald Passédat!ferait mieux d'être moins prodigue avec les amusettes et être un poil plus généreux et créatif avec les desserts!Sinon ou ailleurs que chez lui déguster un poisson nommé Beaux Yeux!Pour une plongée dans le grand bleu Le Petit Nice reste pour moi une grande adresse. Lundi 20 Avril 2009, 16:39 GMT+2 | Retour au début |
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Pascal Henry dit | |
| Didier Elena en haut de l'affiche selon François Simon ...
Je n'en ai pas été convaincu lors du dîner de janvier 2009 même si la volaille (en croûte de sel au beurre de truffes noires) fut superbe, ainsi que les Gillardeau lutées en coquille saucisse de pays (clin d'oeil arcachonesque ?) ...
Olivier Krug nous décrivait un restaurant qui agitait le landerneau champenois, j'ai plutôt trouvé une cuisine très classique.
Tarifs assez élévés.
Pour 48 euros, un très beau vin élégant et fruité : le simple Bourgogne 2002 de Coche-Dury. Lundi 20 Avril 2009, 17:19 GMT+2 | Retour au début |
Nicolas Herbin dit | 48 euros un Bourgogne générique au resto. Des fois je me dis qu'on marche vraiment sur la tête en France.
Ca doit valoir 3 à 4 fois moins au domaine.
En plus tu les as en direct, Laurent. Non franchement, des fois tu es trop lignivore, je m'excuse...
(et paf !)
 Lundi 20 Avril 2009, 17:27 GMT+2 | Retour au début |
| Nicolas (rabat-joie) 
Bon, on s'était autorisé à amener une Mission Haut Brion 96 (car un ami proche est ami du second d'Elena).
Nous avons été remarquablement bien accueillis, dans le cadre de cet entregent.
Un Tessons Clos de mon Plaisir 2000 de Roulot a un peu gaché la fête.
Tu connais les coefficients multiplicateurs assassins dans notre beau pays (quel serait-il pour un Narvaux ?).
PS : c'est Pierre (Citerne) qui a choisi le vin et nous l'avons dégusté à l'aveugle comme un 1er cru de la Côte de Nuits (style chambolle Cras de Roumier). Lundi 20 Avril 2009, 17:48 GMT+2 | Retour au début |
Chrisb-240 dit | Dans un genre radicalement différent, le Trouche-Misse à Trumarle sur Grabuche. Peu connu des chasseurs d'étoiles mais qui vous y emmène, par la grâce insolente d'une cuisine proche du Galactique. On peut y boire pour deux Kopecks, un délicieux Rimache, cépage en voie de disparition du Domaine Bouzicles. Le vin se roule avec délices entre les tentacules bleuies d'un émincé de poulpe cru, longuement mariné à l'essence de Courliche vierge. Le mariage entre la fraîcheur de ce breuvage encore heureusement ignoré et la vigueur alcaline de l'octopus, risque d'incommoder les pacemakerisés. Petites glottes s'abstenir.... Lundi 20 Avril 2009, 18:27 GMT+2 | Retour au début |
Yves dit | Le mexicain j'avais compris que vous parliez de Trama. Simon c'est un nul une fois que l'on a compris y a plus de problème; c'est juste une chochotte parisienne (ex provinciale basique: les pires) qui s'extasie dans une brasserie devant des haricots verts gros comme le pouce, ça ne vaut pas le mépris qu'on leur voue ces gens là. J'ai retenu votre adresse à Auvilar que j'espère atteindre cette année sur le chemein de Saint Jacques.
Il faudra que j'aille un jour avec Nicolas Herbin faire un tour dans le Muscadet; il a l'air bon connaisseur! Lundi 20 Avril 2009, 18:29 GMT+2 | Retour au début |
Nicolas Herbin dit | Djieu Yves, d'où c'est-y que vous connaissez ma tendresse pour les grands Muscadets ?! I've got an idee...
J'ai il est vrai une inclination naturelle pour les "grands petits vins" de France que l'on a tendance snober, je le confesse. Ayant remarqué par ailleurs que c'était dans les AOC qui ont le plus de mal à se vendre que l'on pouvait trouver des vignerons parmi les plus appliqués et ambitieux qui soient. Les meilleurs n'ont pas le choix : ils sont obligés de faire très très bon pour vendre, la renommée internationale n'étant pas derrière eux pour les aider. Je vous passe les rapports qualité/prix qui peuvent en découler, et la simplicité et humilité des gens qui les produisent, un bonheur.
Que l'on prenne au passage bien note que tout cela n'est pas du snobisme inversé, mais juste du véritable amour des choses et gens "simples" du vin, rien d'autre.
Pour en revenir aux muscadets, j'ai surtout la chance d'avoir de très bons amis fins connaisseurs et amoureux des meilleurs vins de la région nantaise, donc guides émérites. Pour la virée, c'est quand vous le voule, et le pouve. Un tour chez Huchet (fraichement sélectionné au CAVE), Brégeon, Cormerais, Olivier, Gouraud, ou qui sais encore, et votre cave ne saura plus où donner du melon !
Jacques me transmettra vos coordonnées si vous le souhaitez, ou vous pouvez tout aussi bien m'appeler au CAVE. Lundi 20 Avril 2009, 20:48 GMT+2 | Retour au début |
Yves dit | Je le sais parce que vous en avez déjà parlé, du Muscadet Nicolas et bien parlé,
mon premier vigneron fournisseur s'appelait Emile Biré au Patis à Gorges, il doir aller sur ses 92 printemps.
Et entre le clocher de Gorges et celui de Saint Fiacre c'est que du bon!! Lundi 20 Avril 2009, 21:20 GMT+2 | Retour au début |
Nicolas Herbin dit | Ah Yves... les Gorgeois, quand c'est grand, c'est quelquechose ! Le première réaction quand on en boit de beaux de 10 ans à l'aveugle est souvent : "c'est quoi, c'est un (grand) Chablis ?". Ceux qui en ont bu savent de quoi je parle.
Pour info, j'ai vu récemment encore quelques pieds de melon sur les Hautes Côtes, à Conceur. De très vieilles vignes, qui n'ont jamais quitté leur terre natale pour aller vers l'Atlantique. Sans doute intéressant à goûter un de ces jours face à des Muscadets : cépage identique, terroirs et climat diférents. Je peux récupérer des bouteilles.
A suivre...
...ce qui ne me dit toujours pas si Harrison aurait pompé "mon" Fredo Dard ?! Lundi 20 Avril 2009, 23:02 GMT+2 | Retour au début |
Paul dit | Des remanences de tablées surgissant de toute part, des échanges d'une fraîcheur juvénile digne des meilleurs correspondances collégiennes, le combat de Simon Figaro "Chic et Toc" contre Passédat "Beaux Yeux", un revenant et un ermite240 qui surgissent pour vitupérer , du muscadet comme du chemin de Compostelle ...
... la voilà l'odyssée Jacques ! Lundi 20 Avril 2009, 23:10 GMT+2 | Retour au début |
Jacques Perrin répond | Nicolas, si Harrison a pompé, il n'a fait que pomper un joli cliché, certes, mais un cliché quand même.
Paul, vous avez raison, c'est une vraie odyssée, tous ces échanges. Parfois, j'ai de la peine à suivre, je l'avoue. Que vient faire Madame Simon (existe-t-elle ?) ici ? Lundi 20 Avril 2009, 23:23 GMT+2 | Retour au début |
Paul dit | On reste dans le cliché mais mes lectures adolescentes (combien d'autres comme moi ?) doivent beaucoup à Jim Harrison pour l'irruption de Dalva dans leur paysage.
La violence de l'innocence perdue, la pudeur cachant à peine la crudité. Les rites de passage, les secrets ... Une fresque grandiose cachant en son sein la mise en lumière du fil acéré des chemins vers l'âge adulte, d'un homme seul comme de leur union en société.
Ce fut une belle nuit blanche.
Envoûtant ... Lundi 20 Avril 2009, 23:49 GMT+2 | Retour au début |
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Pascal Henry dit | Laurent,
Elena aux Crayères,d'une culture classique,grand pote de Jean-François Piège avec le talent et l'espièglerie en moins que ce dernier.Et que dire des tarifs pratiqués,digne d'un 3 étoiles!Filez tous chez Arnaud Lallement! Mardi 21 Avril 2009, 10:21 GMT+2 | Retour au début |
Pascal Henry dit | Laurent,
Elena aux Crayères,d'une culture classique,grand pote de Jean-François Piège avec le talent et l'espièglerie en moins que ce dernier.Et que dire des tarifs pratiqués,digne d'un 3 étoiles!Filez tous chez Arnaud Lallement! Mardi 21 Avril 2009, 10:21 GMT+2 | Retour au début |
Pascal Henry dit | Laurent,
Elena aux Crayères,d'une culture classique,grand pote de Jean-François Piège avec le talent et l'espièglerie en moins que ce dernier.Et que dire des tarifs pratiqués,digne d'un 3 étoiles!Filez tous chez Arnaud Lallement! Mardi 21 Avril 2009, 10:21 GMT+2 | Retour au début |
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Yves dit | |
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Yves dit | |
Al Dente dit | |
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Yves dit | Moi aussi j'aime bien ses avis au Pasacl mais si on ne taquine pas les pros, à part discuter des jolies filles qu'est ce qu'il nous reste???
au fait le Grand Jacques est il un authentique Spinoziste  Mercredi 22 Avril 2009, 12:29 GMT+2 | Retour au début |
Nicolas Herbin dit | "Le grand Jacques" est déjà en route vers de nouvelles aventures messieurs, tenez vous le pour dit. Toujours avoir un coup d'avance, très important.
Yves, des fois ce n'est pas tout mal de parler des jolies filles aussi, non ?! Enfin... leur parler directement c'est encore mieux je crois...

(réécouter "j'aime les filles" de Dutronc...) Mercredi 22 Avril 2009, 13:37 GMT+2 | Retour au début |
Olivier Vb dit | La critique, a généralement bien accueilli « Une odyssée américaine ». Quant à l’article dans Télérama, il s’agit d’une exécution très sommaire, commise peut-être par une des ces féministes radicales dont Harrison craignait les réactions plutôt aux Etats-Unis. Mais peu importe, finalement.
J’avoue volontiers être un inconditionnel de cet écrivain – j’ai lu tous ses livres, certains plusieurs fois, souvent en anglais et en français. « Une odyssée américaine » n’est certes pas le meilleur mais il ne m’a ni ennuyé, ni déçu. Pour la simple raison que j’y ai retrouvé ce qui fait la typicité de Jim Harrison : un style à la fluidité élégante, tour à tour ciselé ou pimenté, précis ou foisonnant d’images improbables, toujours en alerte sur le fil du rasoir. Et puis cette capacité permanente à l’autodérision, et son corollaire, une cocasserie tonique. Pour moi, la griffe des grands.
Harrison a écrit « Une odyssée américaine » immédiatement après « Retour en terre », sans la moindre transition, comme un exutoire au spleen qui l’habitait au point final de son roman précédent. Il ne faut guère s’étonner alors que ce périple-là n’ait pas la profondeur des suites flamboyantes que sont Dalva/La Route du Retour et De Marquette à Veracruz/Retour en terre.
À l’instar des vignerons d’exception – ceux qui ont naturellement imposé leur empreinte, leur caractère, leur talent sur la durée – Jim Harrison peut avoir un millésime plus difficile. On ne va pas arrêter de l'aimer pour autant. Mardi 18 Aout 2009, 11:32 GMT+2 | Retour au début |
| Il en est donc en quelque sorte des livres comme des vins.
Des critiques à lire prudemment.
Des intimités qui ne s'évaluent pas seulement sur une échelle numérique aride.
Des points de vue humains sur des productions humaines ... Mardi 18 Aout 2009, 11:45 GMT+2 | Retour au début |
Livre Ouvert dit | |
Jeanne dit | Je me souviens d'un "motel de truckeur" perdu quelque part dans le Montana, je me souviens d'un "casse-croute" au bord d'une route dans le Dakota et des forêts qui entourent Sault-Ste-Marie, des lieux qui même pour une femme de l'Amérique me semblaient irréels. Je me souviens de "station service" au sol de sable jaune, où erraient en liberté de gros chiens jaunes aussi. Ils reniflaients les mollets d'hommes immenses aux cheveux noirs luisants qui avaient l'air d'être nés à une autre époque. C'était l'an 2000 pourtant...
C'est quand j'ai vécu un mois en France que j'ai compris, que j'ai revisité tous les auteurs français lus depuis mon enfance avec un autre regard.
Harrisson ......a besoin d'être vécu pour constater combien, comment son regard, ses mots, et surtout le rythme de son écriture est juste. Aux premiers pas dans cette Amérique profonde vous le retrouverez...mais avant ...
Jeanne Lundi 15 Fevrier 2010, 20:59 GMT+2 | Retour au début |
Kloup dit | Il y aura aussi parmi ses lecteurs ceux qui ont été paysans et qui savent que nulle part alors on ne reste étranger au paysage et à ce qui l'habite, toujours et partout encombré de soi-même et de la simple évidence de ceux qui y sont encombrants : les humains de rencontre, qui portent tous leur part de séduction, de dégoût, de fatigue, d'exigences...
Ce livre parle plus et mieux de ma vie que tout autre que j'ai lu (ou presque). Pour être extrême, je rappellerai qu'on a parfois le choix entre une chèvre et rien. Camilleri en a très bien parlé dans une de ses nouvelles.
Les humains qui n'aiment rien qu'eux mêmes sont tellement encombrants nous rappelle ce livre. Reste alors le loisir d'être un autre Cliff, soi-même, et de savoir où peut vivre le bonheur simple d'un homme comme lui, un homme comme moi.
Ces hommes là, vous n'en rencontrerez plus beaucoup. Il faut du courage pour ça.
Je ne suis pas surpris que cent faces de ma propre vie vous ennuient. C'est même peut-être une confirmation qu'un haiku n'est réellement perçu que par le lecteur, la lectrice qui a rencontré très exactement le même moment de la même émotion.
Il est des livres du réel. Pas pour exposer, pour promettre, pour démontrer. Juste pour partager.
Je suis de ceux à qui Harrison a parlé. J'ai ce vécu qui le comprend, qui l'accompagne tout au long de ce livre.
Et osez songer qu'Harrison est vieux. Je m'y prépare. Je comprends ce qu'il veut laisser de lui dans ce livre.
Navré que vous y soyez étranger. Mardi 14 Decembre 2010, 01:13 GMT+2 | Retour au début |
Kloup dit | Je trouve discutables les trop belles images qui accompagnent ce sujet du "Grand Jacques"...
Ou plutôt que trop belles, les images d'un seul domaine du livre.
Pas une seule truite, pas un seul oiseau, pas un seul cul monumental et ami...
Qu'avez-vous compris de ce livre qui n'est pas une ode aux paysages sublimes de l'Amérique?
La boue y est si présente... dans ce sud étranger.
L'eau pure?
Et l'alcool? Mardi 14 Decembre 2010, 01:48 GMT+2 | Retour au début |
Kloup dit | Jeanne,
il ne s'agit pas d'Amérique profonde.
Harrison parle ici d'un monde vrai qui porte le regard simple de la Terre sur la pitoyable attitude des humains qui ne la rencontrent pas.
Il faut un jour penser que le conflit Israélo-Palestinien serait plus rapidement résolu en confiant les rênes des deux états à des planteurs d'oliviers ou de citronniers plutôt qu'à des hommes politiques où des polémistes de tous poils.
Un monde simple qui rencontre la simple vérité des rivières propose des solutions simples, et parfois évidentes.
Oui, Harrison est Juste.
Pour ceux qui ne cosmétisent pas ce monde... Mardi 14 Decembre 2010, 01:55 GMT+2 | Retour au début |
Baillat Stephan Georges Louis dit | J'ai eu du mal à finir les derniers. Celui-ci je ne l'ai pas lu. J'ai pourtant tellement aimé les autres, mon auteur préféré durant ces dernières années. TEMPIER c'est bien, mais il y en a tellement d'autres formidables. PASSEDAT je l'ai fait, j'ai eu mieux mangé chez des gens de son niveau MICHELIN. Question de gout! Maintenant les "pseudo critiques intellos" je leur pisse au fion. Samedi 8 Octobre 2011, 23:47 GMT+2 | Retour au début |