Viens voir les collégiens, voir les magiciens, les musiciens !
C’est le cas de Gérard Bouilloux qui alluma ses feux allègres du côté des Eaux-Vives, un tiers de siècle déjà. Connut la gloire, ses chimères et ses contraintes ! A Drize, près de Genève. C'est à ce moment-là que je l'ai connu. Il fut un de mes premiers clients dans le monde de la restauration. Je me souviens même du premier vin qu'il m'a acheté : un château Grave des Annereaux 1982, Lalande de Pomerol...
Il fut sans doute le premier grand chef a oser cette rupture, ce crime de lèse-Michelin : rendre ses étoiles. Trop lourdes à porter.
Le voici, depuis un an, dans la pittoresque cité sarde, à deux pas du théâtre de Carouge. Dans un bistrot au nom de gouaille séminariste et de fronde gourmande, Au Petit Collège. A deux pas de son vieux copain Fracheboud, du Dix Vins autre grand cuisinier rocker.
On sent tout de suite qu’on va s’attarder ici, s’attabler dans la minuscule salle et prendre un strapontin pour un paradis bruissant. Celui où les chefs n’ont jamais perdu la foi et, tel Bouilloux échappé des étoiles, sortent de leur cuisine, tablier rouge et linge froissé à la taille, pour toiser avec tendresse l’assistance ébaudie.

L’accorte Terrine de Pot-au-feu au foie gras
la Soupe d’écrevisses à la crème d’herbes
et ce Ris de veau glacé aux carottes qui émouvrait sans doute Eugénie Brazier, si elle goûtait encore aux parfums de ce monde.
Chez Bouilloux, tout est... comment dites-vous ?
Prix compter une soixantaine de francs par personne (sans les vins)
L’adresse Au Petit Collège
Gérard & Eliane Bouilloux
Rue du Collège 8
1227 Carouge
t. 022 300 20 98
Fermé dimanche et lundi
Cet article a été commenté 25 fois | Ajouter un commentaire | Revenir en haut | Aller en bas
Laurentg dit | "Du ris" (c'est le nom de l'acteur du film du fils de Michel Audiard) |
Laurentg dit | Du film qui porte le même nom que la cuvée d'Hervé ... |
Paul dit | Eugénie Brazier ... encore ... comme un appel lancinant ? |
Yves dit | Le clown du Figaro publie comme tout les ans la liste des 50 meilleurs restaurants du monde devinez qui est en tête!!!!!!!!!! |
Yves dit | Le clown du Figaro publie comme tout les ans la liste des 50 meilleurs restaurants du monde devinez qui est en tête!!!!!!!!!! |
Paul dit | Cela n'a tellement aucun sens qu'il ne faut je crois, même pas s'y arrêter ... |
Jacques Perrin répond | Oui, Paul, ce Classement est une aberration, établi sur la base d'une liste établie par une série de journalistes gastronomiques plus ou moins "influents", plus ou moins "inféodés", aux critères variables. Comme la géométrie non euclidienne... Bon, je sais que le grand Léo préconisait de mettre "Euclide dans une poubelle !" Mais quand même.... Tenez, le grand Gérard Bouilloux, dont il est question ci-dessus (quand même deux macarons autrefois), il ne serait jamais apparu dans un tel classement. Trop idiosyncrasique ! |
Alfredo dit | Est-ce une impression ou les rues de Carouge sont reconnaissables d'à travers mille autres ? |
Paul dit | C'est vrai que l'idiosyncrasique n'est pas en odeur de sainteté dans ce classement. Même si on note les fugaces présences de Bras, de Pierangelini ... La prime est vraisemblablement plus à l'innovation universalisante, au détriment de l'identité de la cuisine. Un peu ce que sont les vins de vignerons aux vins de terroir ... de pâles ersatz prévisibles et lassants. |
Armand dit | Je sais, je me répètes, mais il faut savoir profiter des bonnes choses: |
Armand dit | Je recommence car c'est un peu pénible ces zones où on ne peut coller du texte sans craindre les avatars du langage du web... |
Paul dit | Jacques, |
Armand dit | D'abord ils viennent d'où ces écrevisses? |
Pascal Henry dit | Armand, |
Yves dit | De toute façon Pascal comme je suis sûr, certain que vous n'avez pas une Rollex et vu votre âge votre vie est belle et bien ratée |
Yves dit | Armand moi non plus!!! avez vous lu son inquiétude et ses questions au Simon lors de la semaine du goît où il devait officier dans une restaurant; du niveau: les pâtes ça se cuit dans d'l'eau bouillante ou on les met directement comme ça sur le feu, dans la casserole? |
Pascal Henry dit | Yves, |
Jacques Perrin répond | Pascal, n'écoutez pas Yves. C'est un petit joker (comme on dit chez les têtes-à-claques) : il parle toujours au deuxième ou au troisième degré ! On a besoin de votre passion et, pourquoi, pas de vos bons filons, question adresses. |
Yves dit | Grand Jacques tant que nous ne serons pas assurés que vous êtes un authentique Spinoziste (ça se mérite) nous (de majesté) vous retirons le droit de commenter nos commentaires |
Yves dit | C'est quand même un gars qui a survécu à El Bulli!!!!!!! et là je dis respect! d'accord Le Mexicain, Blumenthal il serait mort mais quand même!!!!!! |
Paul dit | Et mes écrevisses ? |
Jacques Perrin répond | Paul, pas de réponse hélas car cela remonte à un mois déjà et nous étions troublés par le spectacle dans la salle. En fait, on nous a annoncé une Soupe d'écrevisses et à l'arrivée on a eu droit à une sorte de cocktail d'écrevisses. |
Yves dit | Vous connaissez le mot de Nabokov, grand Jacques "nul n'est tenu d'écrire un roman" eh bien! pour mes questions c'est pareil nul n'est tenu d'y répondre, et puis, le titre était provocateur mais séditieux......... |
Yves dit | Vous connaissez le mot de Nabokov, grand Jacques "nul n'est tenu d'écrire un roman" eh bien! pour mes questions c'est pareil nul n'est tenu d'y répondre, et puis, le titre était provocateur mais séditieux......... |
Jacques Perrin répond | Yves, c'est comme dans le jardin de Tarbes : nul n'est tenu d'y entrer des fleurs à la main car personne ne prouvera prouver, à la sortie, qu'il les avait avant d'y entrer... Encore merci pour cette histoire saugrenue entre Hegel et Spinoza. Je parierais presque que Le Dantec est un lecteur assidu de Jean-Bernard Pouy. |






























