Un déjeuner d'auteur dans la fureur discrète des Harley Davidson
Dire qu’il m’a fallu 25 ans de séjours bordelais avant de découvrir ce restaurant du Vieux Bordeaux dont il a pris le nom et la patine !
En vérité le lieu est connu de ceux qui ont de la mémoire et des ans : c’est en effet d’ici que Jean-Marie Amat a pris son envol avec son premier Saint-James.
Presque évident quand on sait que le chef, Michel Bordage, est son beau-frère…
Je l’avoue, je craignais le pire arrivant devant ce Vieux Bordeaux perdu dans les méandres d’une rue pas précisément passante.
Heureusement, j’avais du signal (300Hz) et que j’étais flanqué du colossal docteur B. !
Et voici la cour intérieure, agréable, lumineuse. Ses dîneurs appliqués, paisibles, le nez dans les assiettes, la fourchette libérée.
LPV nous a concocté un feu d’artifice : différents vins nous seront servis à l’aveugle. A nous qui ne lisons bien que dans les mystères !
Mais, une fois engloutis la petite friture de moules et le tartare de saumon servis comme des colifichets, les langues se délient, les appétits s’exacerbent.

Chapitre vins, les choses sérieuses ont déjà commencé avec deux champagnes : un Krug 1979 qui appelle irrésistiblement l’iode et les sources néritiques, et une cuvée Grand Siècle de Laurent-Perrier, identifiée par notre fin limier – qui a soudoyé deux générations de chefs de cave – comme étant un 1964. Il est sur le miel de bruyère, la fougère, le pain d’épices et il nous va à ravir.



Romanée Saint-Vivant Les Quatre Journaux 1955 de L. Latour en l’honneur de l’un des convives dont c’est l’année de naissance. Le voilà dare-dare rassuré : il est moins fatigué que le vin qui lui est offert, dit-il.
Gruaud Larose 1952 offre en revanche davantage de tenue, robuste, épicé, d’une belle présence. Il illustre que ce millésime, peu prisé, a quelques arguments : un très bel été, chaud et sec et un « dernier tour de broche », en septembre, plus mitigé.
Clos Vougeot 1971 de Bouchard Père et fils. Dense, terrien, réglissé et légèrement truffé.
Vosne-Romanée Les Brûlées 1982 de René Engel droit, incisif, sur des notes assez vives, il nous rappelle que 1982 fut en Bourgogne un millésime abondant et de maturité difficile.

On a fait ronfler les Harley qui attendaient sagement dans la rue et notre destin nous a rejoint.
L’adresse Le Vieux Bordeaux
27 rue Buhan
Bordeaux
t. +33 5 56 52 94 36
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Yves dit | |
Mauss dit | Dusse sa modestie en souffrir, Grand Jacques, permets moi de préciser que Michel a trouvé le Vega après une trilogie implaccable : |
Jacques Perrin répond | Oui, Michel a été grand (n'en déplaise à Ziliani), il est tombé pile sur le Vega. |
Jacques Perrin répond | Yves, j'ajoute ceci à votre intention. Si vous voulez vraiment entendre feuler les Harley... Steppenwoolf... Bientôt dans la suite de la "Légende du rock" ! |
Yves dit | Bien sûr le Steppenwoolf préféré de mon pote Dieter venait spontanément à l'esprit, mais je me suis dit ne sera-ce pas par trop conventionnel, ne va-t-on pas se moquer et vous savez à quel point le mexicain peut être féroce! je n'ai pas su, comme vosu M Perrin rester un rebelle!! |
Clean Cut Kid dit | A la croisette des chemins www.youtube.com/watch?v=S... |
Laurentg dit | Jacques, |
Yves dit | N'en faites pas trop le mexicain il va n(v)ous falloir un dictionnaire; j'avais crû à une constipation passagère mais visiblement il n'en est rien!!! |
Yves dit | "propulsion de mandarine, bourbon, épices, fraise, menthe, coco sur un gros socle taiseux" |
Starshooter dit | Ah les seventies! Quand je gambadais, gamin, dans la vieille Flying B de J-M Amat, jeune et grand talent! |
Philippe Margot dit | Tout cela est fort appétissant et bien accompagné. |
Laurentg dit | Yves, |
Laurentg dit | Autrement dit : le commentaire de Jacques m'est plus utile que votre morigénation récurrente ... |
1ppy dit | Monsieur Margot, un bétisier, c'est bien là où on verse ses bétises, non? |
Gros Cube dit | Ou imaginer F.Spencer en 125 cm3 |
Yves dit | C'est sans doute la faute aux bons Pères qui nous répétaient que ce genre d'exercice (qui chez certains peut être frénétique) peut rendre sourd, et c'est un terrible handicap!! |
Mauss dit | Bon; ben Gros Cube (pas mal ce pseudo, ça me bourre l'imagination de plein de choses) et 1ppy (onepipioauille : magique) ont tout dit. Je garde mes couteaux pour d'autres occasions à venir |
Laurentg dit | J'aime bien ce titre en oxymore ... |
Laurent dit | Un gros cube de 125 cm3, ça sonne curieux, un peu comme d'associer top modèle et callipyge, non ? |
Philippe Margot dit | A 1ppy, |
1ppy dit | Monsieur Margot, |
Laurentg dit | Laurent, |
Nicolas Herbin dit | C'est quand Michel va lire ça qu'on va se poiler ! |
Bettane dit | Je viens de lire la prose du sieur Margot. Je le remercie de m'avoir frait enfin comprendre le sens de l'expression prendre son pied. Encore un haineux et malfaisant à combattre selon la technique Blier (exploser et disperser). Nos amis du blog l'ont parfaitement fait! |
Jacques Perrin répond | Michel, je dois prendre ici la défense de Phiippe Margot, l'homme le plus délicieux du monde mais, c'est vrai, il a des principes sur la façon dont un verre se tient. |
Yves dit | Monsieur Philippe Margot vous avez bigrement raison: je me souviens avoir lu là-bas ou ici des propos assez, disons, stricts sur la façon dont ça se tient un verre mais quand on est "Zidane" (au moins) |
Yves dit | segolene.ampelogos.com/im... |
Nicolas Herbin dit | Djieu si c'est bon, j'en ai ruppé tout le week-end du Sérac ! Monstre miam... |
Philippe Margot dit | Sieur Bettane, je suis simplement ravi que l'intéressé l'ait lu : un document d'expert de plus dans ma collection, merci ! |
Croque En Bouche dit | Belle petite maison londonienne, incidemment. |
Yves dit | Et certain doute de l'humour suisse, il y en a au moins un!! et tous serons sauvés |
Laurentg dit | Le pire, c'est celui qui tient mal son verre et ne sait pas reconnaître ce qu'il y a dedans, non ? |
Laurentg dit | Ah oui, au fait, un beau dîner au vieux Bordeaux en juin 2006. |
Yves dit | Eh ben là à mon avis y a foule et même des prétentieux |
Laurentg dit | Yves, |
Yves dit | Le mexicain!!! parlez pas de malheur!!! |
Clochemerle dit | J'ai du signal, mais Londres??? |
Michel Bettane dit | Je rassure notre ami Margot en lui rappelant que ce document montre un homme main dans une poche, debout, en train de discuter avec des convives, en dehors de toute activité de dégustation ou d'expertise! En faire un exemple de faute déontologique semble relever de l'humour suisse! On est sans doute en France un peu bêta mais on connait la différence entre la tête et le pied. |
Yves dit | Quand la diplomatie rentre dans le jeu , le soufflé retombe! |
Philippe Margot dit | Oui Monsieur Bettane, je suis rassuré, le ton ayant changé. Chacun boit comme il l'entend, (hélas). |
Pork-u-pine dit | Reste le verre impitoyable; calice majeur et ambidextre. |






























