Portrait de Laurent Villard en homme orchestre.
Vigneron sans vignes mais pas sans (suite dans les) idées, Laurent Villard vinifie une dizaine de vins exquis à partir des raisins qu’il achète auprès de ses fournisseurs. Ses « parcelles » il les parcourt régulièrement et les connaît par cœur.
Ce qui lui laisse deux jours de répit hebdomadaires pour traverser le lac et venir travailler au CAVE. Où il s’occupe de tout ce qui a trait à l’informatique, à la mise en pages des courriers du CAVE, à l’édition (Vinifera), domaines où – vertu des autodidactes – notre œnologue excelle.
Ajoutons à ceci les cours d’introduction et de perfectionnement à la dégustation que Laurent donne dans le cadre de notre Ecole du Vin et on parierait que le flying winemaker n’a guère de motif de s’ennuyer. Juste le temps de s’adonner, entre deux répétitions de la messe en si mineur de Bach, à son autre passion : la cuisine.

Gamay 1959 Pierre Villard
Offert par Pierre Villard, le père de Laurent, ce vin, issu d’un superbe millésime a traversé les ans avec allégresse. Notes de fleurs séchées et d’épices au nez et corps souple, fluide, très digeste.

Toujours aussi beau, une cuvée magistrale ! mais motus il n’y en a plus…


Un ange passe… Laurent commence enfin à arborer le sourire. La partie est gagnée. Les raviolis, faits à la main, ce n’est pas une sinécure. L’ensemble est savoureux, juste, et les Chalasses irradient. Un nez magnifique de pureté sur la poire et l’amande fraîche, avec des accents légèrement fumés.

Un bouquet déjà bien formé de fruits rouges gratinés, d’ambre et d’agrumes, qui signe les morgons de millésimes mûrs, voire très mûrs. La patte de Daniel se ressent surtout dans la précision de vinification car la tenue du vin est exemplaire, le tanin est poli juste ce qu’il faut mais demeure savoureux et relativement frais pour l’année (vu par N. Herbin)
Cornas 2002 La Geynale, Robert Michel
Bouquet de ciste, de poivre, de violette et de graphite. Et l'on succombe vite à la succulence de son jus qui enrobe des tanins d'une finesse prodigieuse. Merveilleux vin, hors du temps, qui sublime un millésime difficile. Et rend hommage au travail d’un vigneron remarquable : Robert Michel sacrifia cette année là 40% de la récolte de Geynale afin de mener à terme des raisins sains, mûrs et frais (vu par N. Herbin)
Au moment des desserts, le public s’est levé à l’unisson et a salué le maestro Villard comme il convenait. Merci Laurent !
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Chrisb-240 dit | La vie n'est pas triste au CAVE...Et c'est bonheur que ces sourires...frais qui ne posent pas. |
Philippe Margot dit | Merci de nous avoir dévoilé les nombreuses facettes des talents de Laurent Villard dont je ne connaissais que la vitiviniculture et l'informatique. |
Claude Duffour dit | Je découvre cette page vers 21h30 aujourd'hui, j'écoute la cantate BWV138 de JSB (par PH Herreweghe et le CollVoc) et à midi chez un ami, nous avons bu un Morgon VV 2004 de Daniel Bouland. |
Estèbe dit | On ignorait notre maitre en dégustation à ce point à l'aise aux fourneaux. Diable d'homme! On s'est sifflé l'un de ses aligoté hier soir. Contents, qu'on était. |



























