L'intempestif
Pour cette année 2010, je vous promets des textes incisifs, décapants, pour vous surprendre toujours, vous faire rêver, voyager. A des rythmes moins réguliers peut-être : nouveaux projets d’écriture obligent.
En voici déjà deux...

Parfois je fais ce rêve étrange d’une blogosphère qui, loin de ressembler aux délices de Capoue – après tout les mercenaires d’Hannibal surent pourquoi ils y usèrent leurs forces – évoque le jacuzzi de nos voyagistes contemporains...
Pour y parvenir, pour retenir votre attention, je n’aurai à évoquer ni le crâne du divin Marquis ni des choses sales sous cellophane. Vous saurez vous contenter de ces chroniques de l’intempestif, de ces micro-scènes de genre, où parfois vous me permettrez d’introduire un trait de vitriol ou un geste, une phrase, taillés dans le vif, au scalpel.
Vous verrez, lecteurs très illustres et buveurs très assidus : très vite, vous ne saurez vous passer de ces « brefs entretiens avec des hommes hideux » ou sublimes !
L’écume de l’actualité, la dépêche de presse commentée à l’infini, la sauce «buzz » érigée en mode de penser, les dialogues de sourds et sans soufre : parfois je fais ce rêve étrange d’une blogosphère qui, loin de ressembler aux délices de Capoue – après tout les mercenaires d’Hannibal surent pourquoi ils y usèrent leurs forces – évoque le jacuzzi de nos voyagistes contemporains : une insignifiante pataugeoire dans laquelle, par mégarde, on a répandu un produit lave-vaisselle à la mode.
Voici donc mes deux tableaux de l’intempestif, nom choisi en hommage à celui qui fut le philosophe intempestif par excellence.
– Tu es là aussi ? Tu travailles ces jours-ci ?
– Travailler, c’est un bien grand mot ! Disons que je fais acte de présence. En ce moment, c’est l’encéphalogramme à plat, à la Bourse…
– Ouais, je vois, ça ! C’était pas une bonne année pour le buiziness, alors ?
– Détrompe-toi : en mars dernier quand tout était au plus bas, on a fait de belles prises de bénéfices !
– Ah...
Nouvel état d’esprit
J’adoooore le nouvel état d’esprit engendré par l’interdiction de la fumée dans les lieux publics. Voici, emmitouflées dans leurs fumerolles, ces inconnues, croisées à l’entrée du restaurant.
– Et… ?
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Mauss dit | Comme l'homme à la porte de la Justice dans le sublime film d'Orson Welles qui n'ose entrer… qu'à la fin, trop tard. |
Laurentg dit | En verve, le Jacques, très en forme ... |
Armand dit | Puisqu'il est dit que "le fondateur de toutes les écritures, c'est le vol des oiseaux", qu'il te soit permis d'être l'albatros sur le pont du navire des fleurs du mal: le poète, cher Jacques. |
Mauss dit | Laurentg : ça, c'est dans Viridiana, mais es-tu sûr qu'il s'agisse d'une église ? j'ai plutôt le souvenir d'une grande maison bourgeoise. |
Armand dit | Bon point pour François, mais tu ne reviendras pas en 2eme semaine car c'est dans "l'Ange exterminateur" que les personnes présentes n'arrivent pas à sortir de la maison bourgeoise ouverte et non de l'église (qui vient après, mais qui elle est fermée) comme le pense Laurent. |
Jacques Perrin répond | Si vous me prenez par les sentiments, si vous évoquez Buñuel (non, non, François, celui-ci n’est pas l’arrière petit-fils d’Ulrich Zwingli ! ), le grand intempestif, l’impertinent, alors là, je sens que je vais craquer ! Voilà, pour vous remettre en appétit, une scène admirable, extraite du Fantôme de la Liberté ! Voir ci-dessus à la fin de l'article ! |
Laurentg dit | François, |
Laurentg dit | Scène inoubliable, Jacques ... (oups, Marie-France Pisier). |
Laurentg dit | |
Laurentg dit | |
Mauss dit | Monica Vitti : qui ne l'a pas aimé ? |
Al Dente dit | Moi je trouve que François Audouze perdu dans une de ses caves et expliquant à la terre entière les troubles digestifs de sa femme chez El Bulli, c'est assez bunuelien, somme toute, l'humour en moins peut-être ? |
Laurentg dit | Bien aimé Hervé This parlant de coprolalie en lien avec la gélatine des pieds de porc. |
Mauss dit | J'ai eu un faible pour le discours de Santa Maria. |
Laurentg dit | Jörg Zipprick figurait dans ce reportage. |
Nicolas Herbin dit | On retrouverait presque le second degré joué et mis en scène du Buñuel dans le reportage sur Ferran Adria... |
Laurentg dit | Nicolas, |
Paul dit | Entre le chef-prof Français (Thirion) qui parle de "sphérification cubique" et nous offre un grand moment d'humour à l'insu de son plein gré (©R.Virenque), et les apprentis sorciers qui se pâment d'utiliser enfin les joujous des industriels alors qu'ils devraient être des artisans, il y a des drames culinaires en perspective. |
Pascal Henry dit | Moi aussi j'y ai mangé à la Cala Monjoi,c'est après que je me souviens plus...histoire de détendre l'atmosphère! |
Laurentg dit | Ah, ça, Pascal, l'agar-agar, cela ne pardonne pas ... |
Al Dente dit | Hagard, hagard, voulez-vous vous dire ? Ouais, elles est facile ! |
Laurentg dit | |
Laurentg dit | Ils l'ont fait : funfever.blogspot.com/200... |






























