Le vin des hyperboréens.
Arrivée au col. Le vent du nord souffle avec une sorte de rage à peine contenue. Personne n’a l’envie de s’attarder là. Ou se livrer à des calculs d’indice de refroidissement éolien. La température doit flirter avec les – 25°C.
Même si tous les gestes fonctionnent au ralenti, j’ai soudain une pensée pour une terre accueillante qui se situe au-delà du règne de Borée – l’insidieux vent du nord – et de ses glaces. Ses habitants sont les hyperboréens auquel Nietzsche s’identifiait avec allégresse :

Vous portez des noms de flammes et de lumière, leur dis-je. Vous vous nommez Abaris le Scythe, Aristéas de Proconnèse, Épiménide de Crète, Phérécyde de Syros ou encore, Hermotime de Clazomènes. On dit que vous êtes des faiseurs de miracle, que vous cultivez cette vertu de retenir le vent entre vos mains jointes, de guérir par la musique, d’ordonner les nombres et les étoiles. Vous êtes connus chez nous sous le nom d’ »hyperboréens ». Nous avons mis vingt-six siècles à retenir votre trace. Votre lieu d’élection se situe aux confins du monde, une terre parfaite où le soleil brille en permanence
Il faut dégager, et vite ! Quitter ces hauteurs ! On plonge dans la pente, fuse sur la neige étincelante. J’ai le nez d’un Pierrot mal luné. Gelé. Un comble pour qui pratique ce métier de humer ! Dans le vent, le froid, le silence, les visions, tout se mêle. Je me souviens d’histoires de rhinoplastie, de femmes auxquelles on coupait le nez pour infidélité supposée. Atroce époque. La chirurgie reconstructive a commencé ainsi...


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Laurentg dit | Jacques, |
Bendicht dit | La variante - la monteée du Prîlet au Weisshorn à travers la fôret et ensuite jusqu' au sommet du Touno: on s'y régale également, notament pendant la descente du Touno où on oublie toute philosophie sur le coup! The catch 22: à recommander que pour des journées bleues... |
Jacques Perrin répond | Tu as raison Bendicht, la montée au Tounot, c'est pas mal aussi et il y a deux jolis couloirs à skier à la descente, pleine face. Mais non, on n'oublie pas la philosophie, sinon c'est elle qui vous oubliera ! |
Mauss dit | Aaarghhh ! |
Jacques Perrin répond | Déficience, déficience... Tout de suite les grands mots, François... Elle reviendra, la philo, au galop ! tu verras... C'est comme la musique. Sans elles, que serions-nous ? Rien ne nous préserverait de la bêtise et du désespoir ! |
Luc dit | Ah, Pierre-Yves et Marie-Claude, connus à l'époque de la cabane de l'Illhorn. |



























