De Fitzgerald à Rilke : la Villa Bayard à Sierre.
L’exemple le plus illustre en la matière était la malouinière XVIIIème où Olivier Rœllinger a cherché la perfection, jusqu’en 2008. Cette maison était celle de ses jeunes années, des réceptions, les pas des invités sur le gravier à l’entrée, les rires cristallins, ce temps suspendu de la fête où chacun rêve d’être éternellement présent. Ou Gatsby le magnifique en Bretagne...

Autre lieu. On quitte les embruns, les portulans, les épices, la mémoire des corsaires pour un ciel fastueux, indescriptible, qui se déploie au-dessus d’un jeu d’échecs : au damier des vignes et des collines arasées succèdent les forêts sombres, les alpages sous les neiges étincelantes, autant de perspectives infinies ! Tout ce jeu de la lumière, de silence et de survie accrochée aux pentes qui plurent tant à Rainer Maria Rilke dont ce fut l’ultime havre.

Natif de Sierre, Patrice Bayard – qui sait conjuguer le verbe bourlinguer à tous les modes – a fait revivre la superbe villa « patricienne » de son enfance à l’enseigne de la Villa Bayard. Un endroit qu’on ne peut pas manquer, à l’entrée de Sierre, avenue du Général Guisan et, incidemment, une des plus belles maisons de Sierre (construite en 1892).
Le décor, volontiers éclectique, mêle avec bonheur classicisme, vintage et idées originales. Il est aux antipodes des stéréotypes de décors de restaurants, tous coulés dans le même moule et, vraiment, ce n’est pas pour nous déplaire !

La carte s’articule autour d’une douzaine de propositions. Sur le chemin des pistes encombrées et des vallées lointaines, la tentation fut intense. Finalement, notre choix s’est porté – au diable les calories ! – sur les St-Jacques et Foie gras poêlé sur une soupe légère aux bolets et une Marmite de poissons. Cuisine savoureuse, précise, élaborée par un chef d’origine bretonne, à des prix étudiés.

La carte des vins est essentiellement centrée sur quelques viticulteurs locaux (Michel Duc, Cave Daval, Cave de Valençon, Cave des Cailles et Clos de GérondeI mais devrait s’étoffer encore peu ces prochains mois.
Vous désirez faire une étape à Sierre, partir d’ici à l’assaut des pistes ? La Villa Bayard propose également des chambres cosy à l’étage, certaines avec salle de bain japonaise (Misako, l’épouse de Patrice Bayard, est originaire du pays du Soleil-Levant).
Ainsi, après le succès des établissements genevois de la galaxie Bayard (Cinq Portes, Scandale, Sam-Lor Thaï and co), ce dernier établissement est promis à un bel avenir.
J’allais oublier : au sous-sol, dans les magnifiques caves de la Villa, un bar, le Shangaï-Taxi, attend les noctambules du jeudi au dimanche, dès 21h00. De nombreux concerts y sont programmés : même la star locale Laurence Revey a chanté ici.
t. 027 455 13 22
Cet article a été commenté 10 fois | Ajouter un commentaire | Revenir en haut | Aller en bas
Pascal Henry dit | La fameuse pluche de cerfeuil qui nous ramène a des temps immémoriaux ou la feuille de salade accompagnait gaillardement notre steak frites ! |
Antoine Mantzer dit | En voilà une très bonne remarque que je me fais bien souvent également. |
Jacques Perrin répond | Les pluches et fariboles vertes (un temps ce fut la ciboulette) font partie des "tics" culinaires censés faire joli... Chaque brin d'herbe devrait avoir son utilité, son sens. Comme dans la nature ? |
Laurentg dit | "Chaque brin d'herbe devrait avoir son utilité, son sens" |
Pascal Henry dit | Chers amis, |
Jehan dit | Si cette petite pluche tombe comme un persil (qui a pris le chaud) dans la soupe, il faut avouer que sur des petits plats, des herbes bien choisies peuvent donner le petit peps qui claque. Je pense que l'important est dans ce cas de conserver l'extrême fraîcheur de ladite herbe. Bref, en vin comme en cuisine, beauté et simplicité sont rarement éloignées... |
Alfredo dit | Messieurs, |
Pascal Henry dit | Alfredo, |
Laurentg dit | Alfredo, |
Antoine Mantzer dit | Alfredo, |




























