New York, dans la bise de l'hiver, était parcourue de tigres...
Proposée le 14 Fev 2012 par Jacques Perrin
Combien d'observations invraisemblables, combien d'expériences cauchemardesques ! New York, dans la bise de l'hiver, était parcourue de tigres aux canines comme des sabres et d'autres fauves de l'époque glaciaire, les cieux déchirés craquaient, et moi, chaud, humide et menu, je bondissais
pour échapper aux dents, aux ventres et aux griffes. Une petite boule saignante. Et de toutes parts retentissaient, tels des coups de tonnerre, les mots terribles du philosophe bossu : Le plus malheureux, c'est le plus heureux !... C'est le plus heureux !... Le plus heureux !... Mais je ne comprenais pas alors.
Edouard Limonov, Journal d’un raté
pour échapper aux dents, aux ventres et aux griffes. Une petite boule saignante. Et de toutes parts retentissaient, tels des coups de tonnerre, les mots terribles du philosophe bossu : Le plus malheureux, c'est le plus heureux !... C'est le plus heureux !... Le plus heureux !... Mais je ne comprenais pas alors.
Edouard Limonov, Journal d’un raté
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