Amor fati
Proposée le 7 Juin 2008 par Jacques Perrin
L’éclat, la splendeur de l’événement, c’est le sens. L’événement n’est pas ce qui arrive (accident), il est dans ce qui arrive le pur exprimé qui nous fait signe et nous attend. Suivant les trois déterminations précédentes, il est ce qui doit être compris, ce qui doit être voulu, ce qui doit être représenté dans ce qui arrive. Bousquet dit encore : »Deviens l’homme de tes malheurs, apprends à en incarner la perfection et l’éclat. » On ne peut rien dire de plus, jamais on n’a rien dit de plus : devenir digne de ce qui nous arrive, donc en vouloir et en dégager l’événement, devenir le fils de ses propres événements, et par là renaître, se refaire une naissance, rompre avec sa naissance de chair. Fils de ses événements, et non pas de ses œuvres, car l’œuvre n’est elle-même produite que par le fils de l’événement.
Gilles Deleuze, Logique du sens
Gilles Deleuze, Logique du sens




























