Parti pris
Proposée le 15 Dec 2008 par Heeter
Les ombelles ne font pas d'ombre, mais de l'ombe: c'est plus doux.
Francis Ponge
Je millésime un cru de couturière...
Proposée le 3 Dec 2008 par Jacques perrin
Ô Nietzsche agrippé naseaux de Turin
Ce fiacre roulant dans le fantastique
Et la Folie te prenant par la main
J'entends dans la rue une hippomusique
Ô Nietzsche l'entends-tu? C'est du chagrin
Avec le mors au coeur, c'est une clique
Et ses tambours voilés frappent le temps
Sur le pavé des cours et de ta gloire
Avec des chevaux se remémorant
Avec des chevaux à l'avoine noire
Mâchant de la mort le sourire aux dents
Ces dents comme des trous dans la mémoire
Et sur la treille aux grappes de velours
Je millésime un cru de couturière
Un bordeaux de dentelle au creux du jour
Léo Ferré, Le chemin d'enfer (extrait)
Sur la lucidité
La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil - René Char
On est heureux quand on a dépassé l'inquiétude du bonheur - Paul Maeterlink
Quant à ceux qui ont séjourné dans la sombre forêt de la dépression, et connu son inexplicable torture, leur remontée de l'abîme n'est pas sans analogie avec l'ascension du poète, qui laborieusement se hisse pour échapper aux noires entrailles de l'enfer et émerge enfin dans ce qui lui apparaît comme le monde radieux.
Là, quiconque a recouvré la santé, a presque toujours également recouvré l'aptitude à la sérénité et à la joie, et c'est peut-être là une compensation suffisante pour avoir enduré cette désespérance au-delà de la désespérance - ;Et là, nous sortîmes pour revoir les étoiles. - William Styron