Lle avait derrière elle l’éternité, ou presque, qui était sa jeunesse...
Proposée le 19 Mar 2013 par Jacques Perrin
L’humanité n’allait pas vers l’éternité, elle voulait l’accélération du temps. Elle avait derrière elle l’éternité, ou presque, qui était sa jeunesse, animée par des mouvements extrêmement lents et des transformations imperceptibles qui pourtant n’altéraient pas sa substance. Une éternité, ou presque, dans laquelle les hommes avaient produit les mêmes choses, pendant des siècles et des millénaires. (…) Dès lors le monde, tout au moins celui dans lequel elle avait grandi, s’était lancé dans une course effrénée contre le temps qui lui aussi s’était emballé : l’accélération passait par la technique, mais c’était une accélération sans fin. Le monde était soumis aux mêmes lois que celles des individus : la première année de vie semblait recouvrir une durée infinie, la deuxième un peu moins déjà.
Antonella Moscati, L’Eternité ou presque.
Comment as-tu fait pour vieillir à ce point ?
Proposée le 6 Jan 2013 par Jacques Perrin
Nous gardons le silence. Les questions qui défilent dans ma tête sont ineptes : comment as-tu fait pour vieillir à ce point ? C’est arrivé du jour au lendemain, ou as-tu dépéri à petit feu ? Depuis quand tu ne donnes plus de fêtes ? Les autres ont vieilli eux aussi ou tu es le seul ? Les autres sont-ils toujours ici, cachés dans des palmiers ou sous l’eau, retenant leur souffle ? Quand as-tu fait tes longueurs de piscine pour la dernière fois ? Tu as mal ? Tu savais que ça te guettait et tu l’as caché à tout le monde ou ça t’a pris en traître ?
Au lieu de quoi, je lance : Salut Lou, tandis que Rhea s’exclame en même temps : Ouah, tout est exactement pareil ! Et nous rions en chœur.
Jennifer Egan, Qu'avons-nous fait de nos rêves ?
Elle avait derrière elle l'éternité, ou presque, qui était sa jeunesse...
Proposée le 10 Aou 2011 par Jacques Perrin
L’humanité n’allait pas vers l’éternité, elle voulait l’accélération du temps. Elle avait derrière elle l’éternité, ou presque, qui était sa jeunesse, animée par des mouvements extrêmement lents et des transformations imperceptibles qui pourtant n’altéraient pas sa substance. Une éternité, ou presque, dans laquelle les hommes avaient produit les mêmes choses, pendant des siècles et des millénaires. (…) Dès lors le monde, tout au moins celui dans lequel elle avait grandi, s’était lancé dans une course effrénée contre le temps qui lui aussi s’était emballé : l’accélération passait par la technique, mais c’était une accélération sans fin. Le monde était soumis aux mêmes lois que celles des individus : la première année de vie semblait recouvrir une durée infinie, la deuxième un peu moins déjà.
Antonella Moscati, L’Eternité ou presque.