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Jacques Perrin

Le Blog de Jacques perrin

Il n'y a pas d'autobiographie : la vie ne s'écrit pas. Elle se vit. Ecrire la vie, c'est la revivre autrement, selon d'autres perspectives. Destins croisés. Rencontres. Instantanés. Territoires du goût. Archipels à explorer.

Kenneth White, écrivain du monde.

Samedi 10 Janvier 2009, 13:18 GMT+2par Jacques Perrin
J’ai mis longtemps à y arriver mais enfin, j’y suis entré !  Je viens de découvrir une partie de l’œuvre de Kenneth White et ne la quitterai jamais. Il y a des rencontres comme ça, évidentes après coup, qui tardent pourtant à se faire…
Sans doute obéissent-elles à leur propre loi. Inconnue de nous. Elles arrivent, sur des pattes d’oiseaux, au moment peut-être où sans que nous la sachions la nécessité se fait sentir en nous.
 
Là-haut sur le bord de la baie d’Hudson
Se trouve un lieu nommé Achawakami

Si tu vas là-haut un jour
Essaie de voir avec tes yeux
Kenneth White

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« Il n'y avait pas place pour deux sur la route où elle s'engageait."

Mardi 16 Decembre 2008, 18:28 GMT+2par Jacques Perrin
Ames sensibles, frileuses ou pudibondes, passez votre chemin et soyez dispensées de lire ce livre ! Voire de parcourir ce post qui pourrait vous donner l’idée de lire ce court récit de Paul Morand, Hécate et ses chiens.

Voici la réponse à mon quizz récent. La citation proposée ici était en effet un extrait de ce beau livre, trouble et décapant :
 
« Je me faisais extrêmement adroit, je multipliais les trouvailles amoureuses, sans réussir à obtenir d’elle mieux que de courts frissons.
Parfois, elle fixait sur moi ses yeux jaspés qui devenaient soudain noirs. Il y montait des éclats pareils à ces bulles dans les flûtes à champagne éclairées par les bougies des candélabres. On eût dit qu’elle allait parler. Puis cela passait. Le soin qu’elle mettait à retenir ses paroles faisait sa bouche plus petite. Il n’y avait pas place pour deux sur la route où elle s’engageait. »
 
Lauren Hutton, une belle Hécate dans le film de Daniel Schmidt : "Quelle corde trouver pour descendre au fond du silence ?"

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"C'était comme soulever le capot d'une voiture..." Suite sauvage.

Dimanche 9 Novembre 2008, 18:24 GMT+2par Jacques Perrin
Une fois encore, il nous faudra soulever le capot de la voiture, mettre les mains dans le cambouis, bidouiller les fils… Ecouter ce battement qui ressemble à la vie et ausculter cette énigme qui n’a pas trouvé sa résolution.

Ni côté musique. Ni côté texte...

L’attelage, bizarre, vous a visiblement déroutés, chers lecteurs !  Il ne comportait pourtant aucun piège.
Pour la musique, j’avais choisi Lennie’s Pennies avec le grand ténor Warne Marsh : il s’est offert un jour le luxe suprême, mourir sur scène en interprétant out of nowhere...
 

Je suis pourtant certain que, parmi les lecteurs de ce blog, se trouvent de nombreux amateurs de jazz. Réécoutez ici
Lennies Pennies, c’est un joyau bondissant et léger, propice à vous entraîner dans cette course. Warne Marsh y est accompagné par Gary Forster avec lequel il virevolte dans un éblouissement infini ; Dave Parlato à la basse et John Tirabasso à la rythmique.
 

Une fois encore, il nous faudra soulever le capot de la voiture, mettre les mains dans le cambouis...

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