Il y a quatre ans, j’avais suivi, contraint à l’immobilité, le Mondial de A jusqu’à Z. Cette année, j’assiste de loin à la messe cathodique, spectateur distrait, aux ferveurs lointaines, aux drames, aux déchirements. Une grève même ! Celle, surréaliste, des joueurs de l’équipe de France, prolétaires extravagants de l’ère postmoderne, miroirs de nos dérives, de nos catastrophes sociales et de nos contradictions.
Peut-être, en même temps, cette grève est-elle beaucoup plus importante qu’elle n’en a l’air : jusqu’ici, nous vivions dans cette illusion que la grève était une exacerbation d’un conflit social, le dernier recours pour obtenir justice, réparation, gain de cause...
"Un joueur en particulier me passionne : Mario Balotelli, adolescent de 19 ans d’origine ghanéenne. (…) C’est le plus talentueux footballeur de sa génération."
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